
« Alain Sourigues est désespéré, mais poli.
Dans ses spectacles, le désespoir (« nous ne sommes pas seuls dans l’univers, je suis convaincu qu’il existe dans la galaxie d’autres formes de connerie ») affleure, mais il reste poli, et c’est bien dans l’humour que réside la plus grande des politesses. Un spectacle d’Alain Sourigues, c’est ça : une légère dose d’écorchure, et une bonne couche d’onguent
qui adoucit et détend. Sommet de la politesse, c’est un humour qui ne prend pas à partie, qui ne se moque pas, sinon de lui-même. Ça détend d’autant…
Ses textes aussi, sont polis. Comme on dit d’un galet sur lequel le courant est passé mille fois. Les mots ne sont pas là par hasard, parce qu’ils tomberaient bien et que la rime finale collerait à la précédente, « allez, suivant » – non, ils sont au contraire travaillés et retravaillés, à la lime, à la brosse à dents, au temps qui passe, pour que l’ensemble lui paraisse pouvoir tenir, exister, raconter, et qu’on devine ce qu’une deuxième écoute peut apporter d’éclairage différent.
Un spectacle d’Alain Sourigues, c’est l’Auguste et le clown blanc réunis et interprétés sur scène, fin et lunaire, comique et gaffeur. Évidemment, sans maquillage, on ne sait jamais sur lequel on va tomber.
L’ « orchestre » est là, tout près, assurant et enrobant le chant, l’orchestre c’est-à-dire Jules Thévenot aux guitares, juste ce qu’il faut pour renforcer tour à tour la légèreté ou la profondeur. La poésie est aussi musicale.”
(La Scène Déménage)
”cet amoureux des mots, poète et trublion offre ses chansons avec élégance et
générosité, installant immédiatement une complicité avec le public. Son tour de chant est
en effet ponctué de notations burlesques dans lesquelles la poésie affleure souvent ; entre comédie et désastre quotidien, humour et jeux de mots.”
(les Oiseaux de Passage)
ÉCOUTER : https://soundcloud.com/soual-1/albums

